Bon j'ai créer un blog spécial pour la critique des films que j'ai mater, mais celui-là avait le droit à sa place ici, parceque ce soir, j'ai vu un de ces films qui vous surprend quand vous ne vous y attendez pas.
Déjà, c'est une drôle de sensation de voir marquer sur son ticket de ciné => 99 Frcs...quand vous n'avez pas la carte, dites vous que c'est le titre du film, et presque aussi, le prix du billet...
Mais avant tout un petit résumé:
Octave exerce la profession de rédacteur publicitaire. Il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. Pour lui, "l'homme est un produit comme les autres". Octave travaille pour la plus grosse agence de pub du monde : Ross & Witchcraft, surnommée "La Ross". Il est couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Pourtant, il doute.
Deux événements vont bouleverser le cours de la vie d'Octave. Son histoire d'amour avec Sophie, la plus belle employée de l'agence, et une réunion chez Madone pour vendre
un film de pub à ce géant du produit laitier. Le doué Octave déjante alors et décide de se rebeller
contre le système qui l'a créé, en sabotant sa plus grande campagne.
De Paris, où négocient les patrons d'agences, à Miami, où l'on tourne un spot sous antidépresseurs, de Saint-Germain-des-Prés à une île perdue d'Amérique Centrale, Octave parviendra-t-il à échapper à sa prison dorée ?
Et c'est presque du génie !
Pourtant c'était pas gagné. Adapter sur grand écran le best-seller controversé de Beigbeder, presque 10 ans après sa sortie, alors qu'on ne parle même plus en euros...mais surtout traîter de ce sujet, c'était chier dans la colle, et il fallait le faire correctement.
Et bien défi relevé par Jan Kounen. Connaissant un peu le réalisateur de Doberman, on se doutais de la cadence qu'allait avoir 99 F. Il a évidement tourné ça à la manière d'un spot télé. Il garde la trame de son scénario, on ne loupe pas une goutte de l'histoire, et pourtant, il nous sert ça comme une grosse page de pub d' 1h40. C'est aussi beau, aussi cash, aussi payant. L'humour décadent et décalé marche à tous les coups, et surtout, la morale est à choper au coin de chaque phrase comme une accroche sur une affiche, et quand on l'entend, elle vise juste et elle fait mal.
Dujardin incarne totalement son personnage, il se l'approprie. Il continu à faire du Dujardin,, mais là on ne peut rien dire, c'est justifié.
Et la fin du film approche, je sens arrivé la chute dans le précipice, le saut de l'ange, le mur,......bref le croûtage total....et non ! Il avait prévu le coup. Comme dans la pub, toujours une idée sous le bras. Mais on rebat de l'aile, on se dirige cette fois ci vers le mauvais goût. A choisir, on préfèrait même le croûtage.
Et Bing ! Toujours pas !
Je suis bleufé.
Qu'est ce qui nous ferai arrêter de consommer à outrance ? Accepter de s'ennuyer.
500 MIlliard d'Euros C'est le budget dépenser chaque année par et pour la publicité.
D'après certaines estimations de l'ONU, 10% de ce budget pourrait éradiquer de moitié la famine dans le monde.
Et certains en sont encore à chercher où trouver l'argent...